Voici Shelby. Nageuse paralympique. Détentrice du record du monde, 2x détentrice du record des Amériques, 12x détentrice du record canadien.

Shelby Newkirk

« Je ne peux pas suivre autant de cours à cause de mon horaire d’entraînement, alors je ne suis actuellement que deux cours par trimestre. Je m’entraîne tout le temps. »

À 24 ans, Shelby Newkirk est une force incontournable. Shelby a passé les dix dernières années à consacrer son temps libre à la natation. « Je m’entraîne beaucoup. Je suis dans l’eau cinq jours par semaine et dans la salle de sport deux jours par semaine. Je travaille avec un entraîneur à domicile et j’ai aussi un entraîneur personnel. Je rencontre régulièrement un nutritionniste et un psychologue du sport. Je sais combien l’entraînement et la préparation sur le plan mental sont importants. C’est vraiment important de le faire. »

Pour Shelby, tout le reste passe au second plan : ses amis la voient selon son horaire, sa famille fait des sacrifices pour s’assurer qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour réaliser son rêve.

Shelby a la détermination et la passion d’une athlète olympique. Et pour couronner le tout, Shelby est une battante de la dystonie. On lui a diagnostiqué une dystonie il y a dix ans, en 2010 : « Au début, on pensait qu’il s’agissait d’une dystonie focale, mais peu à peu les choses ont changé. » La dystonie de Shelby est progressive, ce qui signifie qu’elle doit faire face à l’évolution de ses capacités au fil du temps. « Il y a des choses que j’étais capable de faire auparavant et que je ne peux plus faire aujourd’hui, mais j’ai une équipe médicale formidable qui m’aide vraiment. »

Vivre le moment présent et avoir un objectif précis — la natation — a été extrêmement utile pour Shelby et sa famille. « Faire tout ce que je peux pour arriver à nager et connaître du succès, c’est là où je me concentre et où je mets toute mon énergie. Après cela, nous verrons bien ce qui se passera par la suite! »

Lorsqu’on lui demande ce qui l’a aidé à prendre du recul, Shelby attribue son succès à son entraîneuse : « Elle a essayé de comprendre et a appris tout ce qu’elle pouvait sur la façon de former et d’encadrer quelqu’un dans ma situation. Elle a parlé de ma dystonie en termes de chapitres — elle a dit de prendre chaque étape comme un chapitre de ma vie. Ce n’est pas la totalité de qui je suis, mais c’est la réalité de ma vie. »

Lorsqu’on lui a demandé si elle avait des conseils à donner aux personnes aux prises avec un diagnostic de dystonie, Shelby a répondu par l’affirmative : « Il est important de savoir où vous avez besoin d’aide. Et de savoir ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire. C’est normal d’être triste et puis, c’est normal d’aller de l’avant et de vivre sa vie. »

Swimming Canada.

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