Traumatisme

Les symptômes de la dystonie peuvent se manifester à la suite d’un traumatisme à la tête ou d’un traumatisme à une région précise du corps, ou les deux.

Les symptômes de la dystonie à la suite d’un traumatisme à la tête se manifestent souvent dans le côté du corps opposé au côté de la tête qui a subi le traumatisme. Parmi les exemples de blessures périphériques, mentionnons la dystonie oromandibulaire à la suite d’interventions dentaires, le blépharospasme à la suite d’une intervention chirurgicale ou d’une blessure aux yeux et la dystonie cervicale à la suite d’un coup de lapin (whiplash) ou d’une autre blessure au cou. Les symptômes de la dystonie induite par traumatisme peuvent être paroxystiques (c’est-à-dire qu’ils se manifestent par « crise »), ne pas répondre à des tours sensoriels et persister pendant le sommeil.

Un traumatisme au cerveau causera souvent des lésions observables qui peuvent être évaluées au moyen de tests de neuroimagerie. L’apparition des symptômes peut être retardée de plusieurs mois ou années après le traumatisme. Parmi les indices concernant la question de savoir si la dystonie qui touche une partie du corps précise peut être attribuée à une blessure périphérique, mentionnons les suivants :

  1. La blessure est suffisamment grave pour causer des symptômes locaux qui persistent pendant au moins deux semaines ou qui exigent une évaluation médicale à l’intérieur d’une période de deux semaines.
  2. L’apparition du trouble du mouvement survient quelques jours ou quelques mois (jusqu’à un an) après la blessure.
  3. Les symptômes ont un rapport anatomique avec la région du corps où la blessure a eu lieu.

Outre la dystonie, les troubles du mouvement que l’on estime être le résultat d’un traumatisme au cerveau ou d’un traumatisme périphérique incluent le parkinsonisme, les tremblements, la chorée, la myoclonie, les tics et les spasmes hémifaciaux ou hémimasticatoires.

Les expressions suivantes sont aussi utilisées pour décrire la dystonie induite par un traumatisme : la dystonie induite par lésion, la dystonie induite par traumatisme périphérique (lorsque le traumatisme touche une autre région du corps que le cerveau), la dystonie post-traumatique, le syndrome « dystonie-causalgie », la dystrophie sympathique réflexe avec dystonie.

Diagnostic

Plusieurs causes attribuées à la dystonie secondaire se fondent sur les antécédents de la personne atteinte ou sur des caractéristiques subtiles des symptômes et n’ont aucune marque particulière diagnostique, radiologique, sérologique ou autre marque pathologique.

Traitement

Les médicaments oraux sont souvent le traitement de choix pour la dystonie secondaire. Bien qu’il n’existe pas de médicament universel qui puisse aider un très grand nombre de personnes, il existe plusieurs médicaments qui peuvent être utiles. Parmi ces médicaments oraux, mentionnons la lévodopa, le trihexyphénidyle, le clonazépam et le baclofène (par voie orale et intrathécale, plus particulièrement pour la dystonie et la spasticité). La personne atteinte peut également prendre une combinaison de ces médicaments.

Les injections de toxine botulique peuvent être utilisées pour traiter des régions particulières du corps qui peuvent être touchées, comme le cou, la mâchoire, les mains ou les pieds.

Des interventions chirurgicales peuvent être appropriées pour les personnes qui ne répondent pas aux médicaments et aux injections de toxine botulique. Mentionnons les interventions ablatives, comme la pallidotomie et la thalamotomie, le baclofène intrathécal et la stimulation cérébrale profonde.